Par l’équipe KG Patrimoine – 31 octobre 2025

Une désindustrialisation persistante et une dépendance énergétique croissante

Le chapitre III du rapport France 2040 : Projections pour l’action politique (Institut Montaigne, juillet 2025) s’ouvre à la page 141 sur un constat brutal : « L’affaissement industriel français continuera d’avoir de lourdes répercussions. » Ce n’est pas une simple nostalgie du passé industriel glorieux. C’est une projection rigoureuse, basée sur les données de l’Insee, de la Banque de France, de RTE et de plus de huit cents scénarios sectoriels. Depuis les années 1980, la part de l’industrie manufacturière dans le PIB français a chuté de plus de vingt pour cent à dix pour cent aujourd’hui, et cette tendance se stabilise sans rebond significatif d’ici 2040. L’emploi industriel continue de se contracter, avec sept mille postes perdus entre mi-2024 et mi-2025, tandis que les gains de productivité par tête restent inférieurs de deux virgule cinq pour cent à leur niveau d’avant la crise sanitaire. Cette servicialisation de l’économie – un basculement vers les services comme la logistique et la maintenance – freine les gains de productivité à plus zéro virgule deux pour cent par an, aggravant le déficit commercial des biens à moins cent quarante milliards d’euros. L’énergie est au cœur de cette vulnérabilité : la consommation électrique stagne autour de quatre cent soixante-dix térawattheures depuis 2015, alors que la transition climatique et la réindustrialisation exigent une hausse de un pour cent par an jusqu’en 2050 selon RTE, voire deux pour cent selon d’autres projections. Sans action, la France juxtapose une dépendance aux importations critiques – quatre-vingts pour cent des principes actifs pharmaceutiques, quasi-totalité des batteries et métaux rares – et une perte de maîtrise de sa production d’énergie, menaçant sa souveraineté. Le rapport alerte : cette inertie industrielle, couplée à un vieillissement du parc nucléaire, expose le pays à des dilemmes d’ampleur, où l’électrification forcée pourrait doubler le prix du mégawattheure à deux cents euros, érodant la compétitivité des PME et gonflant la facture des ménages de cinquante pour cent. Ces dynamiques ne sont pas abstraites ; elles pèsent sur la valeur de vos actifs, transformant l’énergie en un levier – ou un frein – patrimonial décisif.

La transition énergétique : électrification, défis et diversification du bouquet

Au cœur de ce chapitre, le rapport détaille les impératifs d’une transition énergétique sous tension. La France s’est engagée dans une neutralité carbone à 2050 via la Stratégie Nationale Bas-Carbone, mais les objectifs de décarbonation imposent une électrification massive : soixante pour cent de la consommation finale d’énergie en électricité d’ici 2050, contre vingt-cinq pour cent aujourd’hui. Cette hausse de trente-cinq pour cent de la production électrique sera tirée par la réindustrialisation – usines électro-intensives pour batteries et hydrogène –, le numérique avec cinquante milliards d’euros d’investissements en data centers pour l’intelligence artificielle, la mobilité électrique avec quinze millions de véhicules, et le chauffage via pompes à chaleur et réseaux intelligents. Pourtant, le parc nucléaire, atout historique, vieillit : les réacteurs actuels approchent de la fin de vie, et le premier EPR2 ne sera opérationnel qu’après 2038, avec un besoin de six à quatorze unités pour reconstituer cent mille emplois d’ici 2035. Le rapport projette une croissance de la consommation qui confrontera la France à des pénuries si les renouvelables – éolien, solaire – ne décollent pas, malgré quatre virgule cinq milliards d’euros alloués par France 2030 à des projets comme GRHYD Dunkerque ou les petits réacteurs modulaires NUWARD. Malgré l’électrification, d’autres sources persisteront : quinze pour cent de gaz, biogaz et captage carbone pour la flexibilité. Le prix du mégawattheure à deux cents euros pénalisera les industries, mais boostera les innovations comme l’hydrogène vert. Ces tensions – entre souveraineté et importations, abondance et volatilité – ne sont pas techniques seulement ; elles conditionnent la rentabilité de vos investissements, transformant l’énergie en un actif stratégique pour hedger l’inflation et la volatilité géopolitique.

Implications pour votre patrimoine : coûts, risques et opportunités souverainistes

Ces projections énergétiques impactent directement votre portefeuille, comme le souligne le rapport dans ses implications macro. Les coûts explosifs – facture électrique des ménages en hausse de cinquante pour cent, inflation structurelle à deux virgule cinq à trois pour cent par an – érodent le pouvoir d’achat et la valeur réelle des actifs non indexés. La compétitivité industrielle fragilisée sous-performera les actions du CAC 40, tandis que les dépendances aux importations critiques exposent à des chocs géopolitiques, comme une crise sur les métaux rares ou un conflit autour de Taïwan. L’énergie devient le premier poste déficitaire de la balance commerciale, amplifiant la dette publique à cent cinquante pour cent du PIB et les intérêts à plus de deux cents milliards d’euros annuels. Pour les investisseurs, cela signifie une volatilité accrue : primes d’assurance gonflées pour les actifs industriels, dévaluation potentielle de l’euro face à une BCE sous pression. Pourtant, des opportunités émergent de cette souveraineté bas-carbone. Les obligations EDF ou fonds thématiques nucléaire et hydrogène offrent des rendements stables de quatre à cinq pour cent. Le boom des data centers, dopé par l’IA, attire le private equity avec huit à dix pour cent de rendement. L’immobilier éco – bâtiments BBC avec panneaux solaires – génère des plus-values en zones réindustrialisées comme Dunkerque ou Fos. Chez KG Patrimoine, nous voyons dans ces tendances un pivot : quinze pour cent du portefeuille en obligations EDF pour la stabilité, vingt pour cent en private equity SMR pour la croissance, et trente pour cent en unités de compte énergie via PER ou assurance vie pour hedger l’inflation. Par exemple, cinquante mille euros en fonds thématiques hydrogène pourraient générer deux mille cinq cents euros annuels de revenu passif, tout en protégeant contre la hausse des coûts.

Scénarios 2040 et stratégies pour un patrimoine énergie-resilient

Le rapport esquisse trois scénarios pour 2040, invitant à des arbitrages immédiats. Dans le scénario renoncement, avec un retard nucléaire et un mégawattheure à trois cents euros, la récession frappe : soixante-dix pour cent d’actifs défensifs comme fonds euro ou or, trente pour cent opportunistes en hydrogène. Dans l’ambition, avec quatorze EPR2 et un prix stabilisé à cent cinquante euros, la réindustrialisation booste la croissance à un virgule cinq pour cent : soixante pour cent en actions industrielles, quarante pour cent en obligataires. Dans la rupture, avec des réformes choc et une coordination UE renforcée, la souveraineté triomphe : cinquante pour cent en private equity data centers, cinquante pour cent en diversification internationale. Chez KG Patrimoine, nous recommandons une allocation équilibrée : quinze pour cent en nucléaire et hydrogène via obligations EDF ou fonds Amundi Energy Transition ; vingt pour cent en immobilier industriel comme entrepôts électrifiés en SCI ou OPCI à cinq à sept pour cent de rendement ; trente pour cent en PER ou assurance vie avec unités de compte indexées sur le mégawattheure ; vingt pour cent en actions hors euro pour les batteries et semi-conducteurs ; et quinze pour cent en immobilier résidentiel éco, comme logements BBC avec bornes de recharge. Un audit gratuit analysant votre exposition.

Le rapport conclut que la réussite dépend de la combinaison décarbonation, flexibilité et souveraineté. Votre patrimoine aussi. Chez KG Patrimoine, nous transformons ces défis en opportunités. L’énergie de demain commence aujourd’hui.

(Sources : Institut Montaigne, juillet 2025 ; RTE Bilan Prévisionnel 2025-2035 ; AIE World Energy Outlook 2024. Analyse prospective ; consultez un conseiller pour des conseils personnalisés.)